Ketty : Entrepreneure écolo

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« Je ne voulais pas attendre la retraite pour profiter de la vie !  »

Raconte-nous ton parcours.

Après mon bac scientifique, j’ai fait un BTS esthétique car j’étais un peu perdue et il fallait que je fasse un choix, mais je n’ai pas du tout accroché avec le métier et je ne suis pas allée au bout. 

J’ai fait plusieurs boulots pendant 6 ans dont vendeuse en magasin de vêtements. Ce qui me plaisait le plus c’était d’habiller les mannequins et faire les vitrines.

En 2013, j’ai travaillé dans le service après-vente d’une boutique en ligne de maillot de bain.

J’ai découvert l’envers du décor, le fonctionnement : la mise en ligne des articles, la prise de photo…

Ce n’était pas moi qui le faisais directement, mais voir le processus de mise en ligne du produit et d’achat du client me plaisait beaucoup.

Déjà lors de cette expérience, j’ai commencé à avoir l’envie de monter ma boîte. Mais ça ne s’est pas fait tout de suite.

En 2014, à 27 ans, j’ai repris mes études pour faire un DUT GEA en 1 an.

Ce n’était pas par passion car ça ne me plaisait pas plus que ça, mais je voulais juste trouver un boulot avec des horaires moins contraignants qu’en boutique.

J’ai obtenu le DUT et je suis devenue Assistante Ressources Humaines.

Ce métier, que j’ai exercé pendant 5 ans, m’a plu et me plaît encore pour la diversité des missions. Mais c’est beaucoup de stress et de responsabilités.

Dans mon entreprise, je me sentais être « la dernière roue du carrosse », je devais toujours courir après les managers pour avoir des informations. Ce n’était pas rare que je découvre le jour de la paie qu’un salarié avait commencé à travailler pendant le mois sans que l’information soit arrivée jusqu’à moi (la procédure d’embauche n’ayant pas été faite, le salarié n’avait pas de contrat !).

 

Comment est née ton envie d’entreprendre ?

Depuis toute petite, mon père m’incitait à devenir mon propre patron. C’est toujours resté dans un coin de ma tête même si j’ai trouvé pendant longtemps que c’était trop de responsabilités.

Pendant le premier confinement, avec le télétravail et la solitude, je me suis rendu compte que j’arrivais à m’organiser sans avoir un responsable à mes côtés et l’envie d’entreprendre est venue petit à petit.

J’ai toujours aimé la mode. Cela fait bientôt 3 ans que j’achète pratiquement tout en seconde main.

Et l’idée d’ouvrir une friperie s’installait peu à peu dans ma tête.

Je consomme aussi différemment pour tout ce qui est produits d’hygiène et d’entretien (vinaigre, savon noir, liquide vaisselle écologique, gel douche et dentifrice bio, shampooing naturel…).

Comment as-tu quitté ton job ?

Je voulais à la base me lancer en parallèle de mon boulot au cas où ça ne marche pas. Mais les relations avec ma manager se dégradaient et je ne me voyais pas rester plus longtemps.

En janvier 2021, j’ai pris ma décision.

J’ai demandé une rupture conventionnelle qui a été acceptée, ce qui me permet de percevoir le chômage, et c’est rassurant pour un lancement d’activité !

J’ai quitté mon entreprise fin mai 2021 puis j’ai lancé ma boutique en ligne en juillet 2021.

Finalement, avec du recul, je ne regrette pas car mon boulot était tellement prenant que je ne vois pas comment j’aurais pu me lancer en parallèle, en tout cas pas de la même manière.

Tu t’es lancée pendant la crise. Comment as-tu géré cette situation ?

Comme plein de gens se mettaient à acheter en ligne justement à cause de la crise et des différents confinements, j’ai vu ça comme une opportunité de lancer mon activité en ligne, sans avoir à ouvrir une boutique.

En quoi consistent ton activité exactement ? Parle nous de ton quotidien.

Je vends des vêtements de seconde main en ligne, et je suis multitâche : agent administratif, modèle photo, photographe, vendeuse, acheteuse, couturière, employée de pressing (j’apprends régulièrement à nettoyer les produits selon les tissus), responsable communication, comptable, webmaster, j’en oublie peut-être !

Au quotidien, je suis très organisée. En fin de semaine, je planifie ma semaine d’après (même s’il y a toujours des imprévus !).

Mes semaines sont rythmées par les shooting photos des collections, la sélection et les retouches ; les mesures et la pesée des vêtements ; le nettoyage et la « réparation » de certaines pièces. 

Je passe beaucoup de temps sur Instagram pour gagner en visibilité et développer une communauté autour de ce que je propose, et comme j’essaye d’être régulière sur mes publications, cela nécessite de préparer mes contenus à l’avance.

Sur quelle(s) qualité(s) t’es-tu appuyée pour te lancer et qui sont selon toi essentielles pour entreprendre ?

L’organisation. Tous les vendredis ou samedis, j’organise ma semaine d’après. Même s’il y a toujours des imprévus.

Mes expériences passées : mon parcours RH me permet d’avoir une aisance sur l’administratif et mes expériences en boutique et SAV sont un plus pour la mise en avant des produits et l’expérience client. 

Je pense qu’il faut être passionnée par son activité pour être à 100% dedans, polyvalente et débrouillarde, surtout si tu es solo, pour savoir rebondir sans arrêt.

Personnellement, j’ai souvent appris les choses par moi-même, je n’ai pas peur de me casser la gueule ! 

Je ne suis pas bloquée par mes peurs, et surtout j’écoute mes envies.

As-tu été formée à l’entrepreneuriat et/ou à la gestion d’entreprise ?

Pas du tout !

Aujourd’hui, j’avoue je fais des erreurs, mais c’est comme ça que j’apprends.

Et c’était pareil en RH. Finalement, la pratique est souvent déconnectée de la théorie apprise à l’école.

J’ai dû apprendre plein de choses par moi-même, donc c’est pareil aujourd’hui. 

Comme je n’y connaissais pas grand chose aux réseaux sociaux, je me suis abonnée à un programme de formation (« own your business ») et je me fais coacher par Corine Makafuipour m’aider à développer mon compte et gagner en visibilité sur Instagram.

Grâce à ce coaching, j’ai une vision plus claire des objectifs à atteindre pour mon entreprise. 

Qu’est-ce qui te plaît dans ta vie d’entrepreneure ?

La liste est longue !

Être mon propre patron, faires des erreurs sans avoir peur qu’on me tombe dessus.

« L’erreur est humaine » mais parfois souvent cette notion est oubliée en entreprise !

Être libre de gérer mon temps, écouter mes besoins, apprendre au quotidien.

Et aussi travailler en musique, faire plein de rencontres, échanger avec d’autres entrepreneurs.

Parler de mode et de l’histoire du vêtement à mes clientes, voir leur enthousiasme !

TOUT me plaît, sauf peut-être les revenus qui ne sont pas réguliers. Mais j’ai des économies de côté, je perçois le chômage, et je n’en suis qu’au début de l’aventure, alors j’ai bon espoir !

Qu’est-ce que tu te dis en regardant ton parcours aujourd’hui ?

Je suis fière !

Fière d’avoir fait plein de choses qui n’ont rien à voir les unes avec les autres mais qui m’ont menée ici.

Fière d’avoir eu le courage de quitter mon job.

Fière d’avoir lancé une activité qui me plait et de ne plus être déprimée le dimanche soir rien qu’à l’idée de devoir retourner au boulot le lundi matin !

Aujourd’hui, je suis contente de faire un travail que j’aime. Même si je sais que ça va être dur et que je n’aurais peut-être pas le même rythme de vie qu’avant, ce n’est pas grave. Ça en vaut vraiment la peine !

Quelles sont les difficultés d’une reconversion selon toi et comment les dépasser ?

Pour moi, la plus grosse difficulté est la peur de se lancer et de sortir de sa zone de confort (CDI, salaire stable qui tombe tous les mois).

Je l’ai dépassé en me disant qu’il ne fallait pas avoir de regret et surtout je ne voulais pas attendre la retraite pour profiter de la vie (comme beaucoup de salariés qui ne sont pas bien au boulot et qui se disent qu’ils profiteront à la retraite…c’est dommage).

Aussi, l’entourage peut avoir tendance à détracter le projet.

Je pense qu’il ne faut pas se laisser démotiver et savoir s’écouter

En tant qu’entrepreneure particulièrement, la difficulté a été de me faire connaître (notamment sur les réseaux sociaux), de faire mes premières ventes et de dissiper mes doutes (sur moi-même, sur mes choix), la crainte que ça ne plaise pas…

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans une reconversion mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

On a qu’une seule vie, alors vis là à fond, n’ai pas de regret ! 

Si tu as envie de faire quelque chose fais-le, ne te mets pas de barrière.

Tu feras des erreurs, c’est sûr ! Mais ce n’est pas grave, ça te fera avancer !

Ta citation favorite

« On a qu’une seule vie ! »

Retrouve Ketty

Et suit l’actualité de Renaissance de la Fripe sur ses réseaux sociaux

L’essentiel à retenir

Ne sous-estime pas les compétences acquises dans le passé

Que ton parcours soit linéaire ou atypique, tu as acquis de nombreuses compétences* dans ta vie pro (et dans ta vie perso d’ailleurs !) qui sont transférables dans ton nouveau projet. Les personnes qui se reconvertissent ont souvent le sentiment de repartir à zéro, mais en réalité, on ne repart jamais totalement de zéro ! *Pour rappel, les compétences sont l’ensemble de tes connaissances théoriques, savoir-faire et savoir-être, c’est à dire tes qualités appelées également softskills ou compétences non techniques, de plus en plus recherchées par les recruteurs.

Tu peux continuer à te former après ta réinvention professionnelle

Il existe des formations dans tous les domaines, alors n’attends pas d’avoir toutes les compétences pour te lancer…au risque de ne jamais te lancer (avis aux perfectionnistes) ! Souvent, le manque de confiance en soi et le syndrome de l’imposteur sont tels que tu peux avoir le sentiment d’être rassurée en accumulant diplômes et certifications. Pour certaines activités, c’est obligatoire de se former, on est d’accord ! Mais les connaissances théoriques ne suffisent pas toujours. Passer à l’action, puis identifier tes axes d’amélioration pour trouver la formation adaptée est parfois préférable, comme dans le cas de Ketty avec les réseaux sociaux.

Ne te laisse pas démotiver par l'entourage

L’avis et les conseils de tes proches peuvent être très précieux. Mais parfois ils projettent leurs propres peurs et croyances limitantes. Alors écoute, puis fais le tri pour déterminer ce qu’il y a de mieux pour toi !

N'aie pas peur de faire des erreurs

Car tu en feras ! Des petites et des moins petites, mais ce qui est génial, c’est que tu apprendras !

Choisis un travail que tu aimes...

…et tu auras envie de te lever le lundi matin !

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Astrid Van Minden

Fondatrice & Coach en réinvention professionnelle.
Ma vision : une agence digitale dédiée à l’épanouissement professionnel des femmes. Bienvenue chez COMP&SENS !

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