Sofia : Entrepreneure responsable

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« Tout le monde ne peut pas se payer une paire de baskets à 100€. »

Raconte-nous ton parcours.

Après le bac et une première année à l’IUT, j’ai voulu faire un BTS Management des Unités Commerciale en Alternance mais je n’ai pas trouvé d’employeur à Saint Etienne.

Je me suis tournée vers une formation qualifiante « Directrice Adjointe de Magasin » de 9 mois, en collaboration avec une enseigne de prêt-à-porter, qui était justement celle où j’avais fait un job d’été à Lyon.

Ma directrice de magasin était aussi formatrice. J’ai donc beaucoup appris sur les techniques de vente, le merchandising, les indicateurs de vente. Je garde un excellent souvenir de cette formation.

À l’issue, j’ai été embauché en CDI et je suis restée 2 ans dans le magasin de Lyon.

Je faisais les trajets chaque jour. En vente, les horaires sont variables. Lorsque je fermais la boutique à 20h, le temps de faire la caisse et le ménage, je prenais le train vers 21h pour arriver chez moi à 22h. Si je faisais l’ouverture le lendemain, je devais reprendre le train à 7h…Le rythme devenait trop soutenu, j’avais beaucoup de migraines et vivait la situation de plus en plus mal.

Ma mutation sur le magasin de Saint-Etienne a heureusement été acceptée. 4 ans plus tard, mes besoins avaient changé. Les horaires et le travail le samedi ne me convenaient plus. Il y avait beaucoup de pression sur les objectifs et toujours plus de chiffre à réaliser. J’avais aussi le sentiment d’avoir fait le tour, de stagner, alors que je suis de nature curieuse, toujours en quête d’apprendre de nouvelles choses.

Malgré ma peur du changement, les factures à payer, et alors même que je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire, j’ai demandé une rupture conventionnelle pour me permettre de percevoir le chômage et de prendre le temps de réfléchir à la suite de ma carrière.

J’adorais la mode, alors j’ai décidé de créer ma boutique en ligne d’accessoires de mode. J’ai suivi une formation de quelques jours pour créer mon site internet et je me suis lancée. Échec !

L’envie est une chose, être prête en est une autre. Et je ne l’étais clairement pas. J’étais jeune. J’avais peur. Je manquais de soutien. Et il n’y avait pas les réseaux sociaux comme maintenant pour gagner en visibilité.

Alors j’ai pris un poste de conseillère clientèle sur une plateforme téléphonique. J’ai retrouvé une bonne ambiance de travail et lié de super relations avec des collègues. J’ai rapidement évolué au poste de chef d’équipe. Il y avait trop de pression, aucune reconnaissance ni de possibilité d’être force de proposition. La direction me demandait de « fliquer » les équipes. Je suis restée un peu plus de 3 ans et j’ai beaucoup appris mais ce n’était vraiment pas pour moi.

J’avais le sentiment d’avoir loupé beaucoup de choses et qu’il était temps que je vive enfin ma vie ! Cette période a été synonyme de changement dans ma vie pro et dans ma vie perso.

Après une rupture à l’amiable, j’en ai profité pour prendre du temps pour moi. Voyager. Et nettoyer une paire de baskets « Air Force » que je ne mettais plus. Je l’ai mise en vente et elle est partie tout de suite !

Quelques mois plus tard, l’Atelier de la Sneakers était né.

Comment est née ton envie de te spécialiser dans la sneakers de seconde main et de créer ta boutique en ligne ?

J’ai toujours aimé les bonnes affaires, les vide-greniers et boutiques vintage. Chiner de belles pièces de marque à prix abordable. Mais je ne trouvais pas chaussure à mon pied. Et encore moins des baskets. Sauf que tout le monde ne peut pas se payer une paire de basket à 100€.

Très motivée à l’idée de trouver des pépites et de leur donner une seconde vie avec un travail soigné de nettoyage et de rénovationj’ai décidé de tenter l’aventure avec la vente d’occasion de sneakers.

Retourner en entreprise ? Non…et pour faire quoi ? Ce que je voulais c’était continuer à faire plaisir aux gens en leur proposant mes baskets.

 « Tant que je n’ai pas tout essayé, il est hors de question que je retourne en entreprise ! ».

J’ai fait la liste des points positifs et négatifs avant de me lancer à mon compte. Spoiler : il y avait plus de points positifs.

L’entrepreneuriat est ancré en moi. J’ai toujours eu envie de prouver des choses, d’être indépendante et de ne plus avoir besoin de l’accord de ma direction pour prendre des congés !

Je ne voulais pas avoir de regrets. Cette fois-ci, j’avais l’envie et je me sentais prête.

En quoi consiste ton activité exactement ?

Mon activité principale consiste à chiner des baskets en mauvais état et les remettre à neuf avec un gros travail de nettoyage et rénovation pour leur donner une seconde vie. Une mission économique et écologique !

Je propose également le service nettoyage et rénovation pour les personnes qui souhaitent donner un coup de neuf à leurs baskets préférées.

Quelles ont été les étapes de ton projet ?

Pendant le confinement, j’ai fait la formation « Activ Créa » avec Pôle Emploi, c’est un programme en 5 étapes avec des questionnaires à remplir et des points téléphoniques avec une conseillère. Cela m’a permis de mettre en lumière mes atouts, faire une étude de marché et calculer mes besoins en financement. Ça m’a boosté pour me lancer.

Puis j’ai créé ma page Instagram. Ma cousine, qui a créé une formation sur la communication digitale, a fait mon logo et m’a donné quelques tips pour mettre en place une stratégie de communication digitale (avoir un joli feed, utiliser les bons hashtags, créer du contenu vidéo, etc.).

Il s’est passé quelques mois avant d’aller plus loin. J’avais peur de mal faire, que l’activité ne plaise pas. J’ai tendance à manquer de confiance en moi, ce qui me ralentit dans mes choix, mais je finis toujours par me lancer.  

Et c’est ce que j’ai fait. En juin 2021, j’ai immatriculé mon entreprise auprès de la chambre de commerce, lancé ma page sur Vinted Pro et créé mon site internet en décembre 2021 grâce à des vidéos Youtube.

J’ai également eu besoin d’’investir dans des produits professionnels pour nettoyer et rénover les sneakers.

Sur quelles ressources t’es-tu appuyée pour mener à bien ce projet ?

L’envie d’entreprendre ainsi que la persévérance et le soutien de mon chéri qui était là pour me donner confiance en moi : il me boostait et me rassurait sur mes capacités.

Je me suis aussi appuyée sur mon envie d’apprendre, ma polyvalence, mon dynamisme, et mon expérience personnelle et professionnelle.

Grâce à internet, j’ai pu me former seule sur plein de sujets comme la création d’un site internet.

Et je continue à me former, sur les techniques de nettoyage et les produits à utiliser en fonction des matières (cuir, daim…) ainsi que sur les réseaux sociaux où je me dévoile peu à peu.

Quelles difficultés et quelles joies as-tu rencontrées depuis que tu es entrepreneure ?

Ma plus grande joie est sans hésiter la satisfaction client. Ainsi que les dons de sneakers que je reçois par pure générosité.

Lorsque je me suis lancée, ma famille considérait que ce n’était pas un travail. Ils commencent à comprendre depuis peu.

La tâche la plus difficile pour moi, c’est de communiquer sur les réseaux sociaux. Satisfaire l’algorithme d’Instagram en étant régulière et en proposant un contenu de qualité, présenter mon travail en story, faire des avant/après…c’est beaucoup de travail et de temps passé. Il existe des sources d’informations illimitées sur le sujet, dur de s’y retrouver !

Le point positif c’est que la présence sur les réseaux sociaux me permet de gagner confiance en moi jour après jour. J’ose beaucoup plus, en posant ma voix sur les vidéos par exemple !

C’est aussi une source de sociabilité énorme, ce qui n’est pas négligeable en tant qu’entrepreneure. Surtout que mon activité implique beaucoup de manutention, je ne peux pas tellement faire du coworking ou travailler dans un café.

Quelles sont pour toi les avantages et les inconvénients de l’entrepreneuriat ?

Gérer son planning, être libre de prendre un RDV perso en pleine journée ou de partir en vacances, ne pas rendre de compte à un supérieur, faire des rencontres (aussi bien d’autres entrepreneur(e)s que de client(e)s), développer mes compétences pro et perso, pouvoir proposer de nouvelles choses…sont tous les avantages que je trouve avec l’entrepreneuriat. 

Pour ce qui est des inconvénients : l’instabilité financière, les difficultés à « couper » du travail, proposer du contenu et être connecté en permanence sur les réseaux sociaux. Il n’y a en réalité pas vraiment de jours de repos où je décroche complètement comme lorsque j’étais salariée. Et la solitude que je ressens parfois.

Quels sont tes projets pour la suite ?

J’aimerais proposer plus de choix, de modèles, de pointures et développer le service nettoyage/rénovation.

Ainsi que continuer à me former sur les différentes matières. Lorsque j’ai commencé, je ne maîtrisais que le cuir. Aujourd’hui, je maîtrise la toile et j’ai prévu de me former au daim.

Continuer le développement de ma communication avec les réseaux sociaux et d’autres canaux comme la distribution de flyers ou la participation à des évènements.

Et profiter de ma liberté d’entrepreneure pour prendre plus de temps pour moi, voyager et essayer de nouvelles activités : prendre des cours de théâtre, faire de l’escalade et de l’équitation.

Que conseillerais-tu à une femme qui souhaite se lancer comme entrepreneure mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

Si tu ressens l’envie d’entreprendre au plus profond de toi…ose !

Ne laisse pas la peur parler car le temps passe trop vite. Ne crains pas de faire des erreurs car c’est en faisant des erreurs que l’on apprend à se remettre en question.

Certaines personnes ont besoin de préparer un dossier « bêton » avant de se lancer, pour se rassurer, être sûr. Et se poser toutes les questions possibles et inimaginables auxquelles elles n’auront peut-être jamais la réponse. À mon sens, trop se poser de questions peut te freiner voire t’empêcher complètement de te lancer.

Lance-toi, tu trouveras des solutions lorsque la problématique se présentera !

Il y a un juste milieu à trouver.

Et mon dernier conseil serait de ne pas s’oublier en continuant à faire des activités pour soi et avoir une vie sociale pour bien équilibrer sa vie pro et perso.

Quand tu as la tête dans le guidon et que c’est ton « bébé », c’est dur de s’en rendre compte. Mais la vie ne tourne pas autour du travail, alors il faut réussir à décrocher !

Ta citation favorite

« Travailler pour vivre, et non vivre pour travailler.»

Retrouve Sofia

Et suit l’actualité de l’Atelier de la Sneakers sur ses réseaux sociaux

L’essentiel à retenir

Être alignée avec ses valeurs

Les valeurs sont nos repères, nos convictions. Des moteurs qui orientent nos choix et nos actions au quotidien. Ce pourquoi tu vas dépenser tes ressources, que ce soit ton temps, ton énergie, ton argent. À chaque fois que tu sens que tu n’es pas en phase, pas « alignée », dans ta vie pro ou perso, c’est certainement parce qu’une (ou plusieurs) de tes valeurs n’est pas nourrie. Dans ce cas, que peux tu mettre en place pour trouver ton équilibre et t’épanouir ? Dans le cadre d’un choix de carrière, il est donc indispensable d’identifier ses valeurs car plus tu en tiendras compte plus grande sera ta satisfaction.

Penser à soi

Pas si facile, n’est-ce pas ? Et pourtant si essentiel de faire des activités juste pour soi. C’est en s’accordant du temps pour elle que Sofia s’est mise à nettoyer une paire de baskets qu’elle ne portait plus. Cette action, aussi anodine soit elle, a déterminé la suite de sa vie pro. Accorder de la place à tes centres d’intérêts et loisirs est primordial car ils participent à ton épanouissement global. Et qui sait ? Peut-être que l’un d’eux sera à l’origine de ton futur projet pro ?

Faire le bilan

Sortir la tête du guidon et prendre le temps de faire le bilan de ses atouts et de ses capacités, de ses envies et motivations. C’est aussi une bonne manière de penser à soi, de s’accorder du temps et donc de l’importance. Seule ou accompagnée, par une coach en réinvention professionnelle par exemple, faire le point sur sa vie pro comme perso est toujours bénéfique. Comme l’a si bien dit McSolaar, « prendre du recul, c’est prendre de l’élan ! ».

Trouver sa trajectoire

Sofia se lève le matin avec l’envie de faire plaisir aux gens en leur proposant des baskets de seconde main. Pour ma part, c’est avec la volonté d’aider les femmes en quête de sens professionnel. Et toi, qu’est-ce qui te motive lorsque tu te lèves le matin ? Trouver son ikigaï, c’est trouver l’occupation qui te rendra utile à la société, tout en te donnant un sourire jusqu’aux oreilles ! Et rassure-toi, il peut se cacher dans les petites choses simples de la vie. Alors, prête pour trouver ton ikigaï ?

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Astrid Van Minden

Fondatrice & Coach en réinvention professionnelle.
Ma vision : une agence digitale dédiée à l’épanouissement professionnel des femmes. Bienvenue chez COMP&SENS !

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